L’errance est un outil de découverte – Loveland Reporter-Herald

En me promenant parmi les épicéas et les sapins d’une forêt de montagne, j’écoute le chant des oiseaux et le jacassement des écureuils. J’entends aussi des pensées intérieures dans mon esprit, des pensées qui semblent complètement déplacées par rapport à l’endroit où je suis et à ce que je fais.

Mais ils ne sont déplacés que superficiellement. Une fois raisonné dans le contexte du lieu et de l’activité, chacun porte une philosophie séminale.

Tout en écoutant l’appel des roitelets à couronne dorée, j’entends Robert Frost réciter une ligne de “The Road Not Taken”, son poème emblématique de 1915 : “Deux routes ont divergé dans un bois, et j’ai pris la moins fréquentée par…”

Tout en écoutant deux tamias d’Uintah débattre avec animation sur quelque chose que je ne pouvais pas comprendre, j’entends Gandalf donner des conseils sérieux à Frodon dans le livre de JRR Tolkien de 1955, “Les deux tours”. Dans une note écrite, Gandalf a déclaré : « Tous ceux qui errent ne sont pas perdus… »

En écoutant une marmotte à ventre jaune siffler et siffler et siffler, j’entends Géraldine Stutz répondre à la question sur la mode et le style : « La mode dit « Moi aussi », mais le style dit « Seulement moi !

Le naturaliste en moi embrasse chacun d’entre eux parce que même s’ils sont discrets, ils possèdent des éléments philosophiques qui s’interconnectent d’une manière significative pour l’enthousiaste de la nature.

Frost n’examina pas la troisième option, celle de ne prendre aucune route mais d’errer entre elles.

À travers son personnage, l’auteur de Gandalf, Tolkien a affirmé que l’errance peut avoir un sens, bien qu’il ne soit jamais sorti et l’ait exprimé de cette façon.

Et la distinction de la mode et du style de Stutz résonne pour le naturaliste de terrain. Suivre une piste, c’est dire “Moi aussi”. S’éloigner du sentier dit : “Seulement moi”.

Tout comme les arbres vivant ensemble créent un lieu que nous appelons une forêt, des philosophies distinctes considérées dans le contexte d’une seule activité spécifique s’unissent pour créer une sorte d’écosystème de l’esprit, du cœur.

L’amateur de nature épris de faune expérimente davantage en errant hors des sentiers battus, à la fois intellectuellement, émotionnellement et physiquement. Une telle errance suscite inévitablement le doute de se perdre.

Faites attention aux détails de l’endroit où vous vous trouvez. Laissez le pin ponderosa qui pousse à partir de la fissure dans le rocher géant devenir un point de repère. Laissez l’ancien barrage de castors recouvert de saules vous servir ainsi qu’un panneau d’information au bord de l’autoroute.

Ne vous contentez pas de vous promener dans la nature; connectez-vous avec elle. Laissez ses composants devenir les navigateurs grâce auxquels vous explorez le plein air comme jamais auparavant.

L’errance n’est pas une menace pour la sécurité. C’est un outil de découverte. Laissez-vous errer, et la Nature vous fournira les navigateurs qui enrichiront votre voyage comme vous ne l’avez jamais connu.

programme nature

Les programmes mensuels sur la nature de la bibliothèque publique de Loveland sont revenus dans la salle Gertrude Scott mais seront également disponibles par Zoom. Consultez le site Web de la bibliothèque pour accéder au lien Zoom. Le programme – “The Navigator” – sera le mercredi 1er octobre. 5, à 10 h. Le programme gratuit parrainé par les Amis de la bibliothèque de Loveland présentera des idées et des suggestions sur la façon dont les passionnés de la nature peuvent passer du temps à l’extérieur de manière plus productive.

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