Walter Medwid : recentrer le mandat sur la pêche et la faune afin qu’il soit axé sur la conservation

Ce commentaire est de Walter Medwid, un résident de Derby qui siège au conseil d’administration du district de conservation des ressources naturelles du comté d’Orléans.

Les habitants du Vermont devraient repenser l’orientation du Département de la pêche et de la faune. Les menaces à la biodiversité et l’évolution des valeurs humaines remettent en cause les fondements du département et du Fish & Wildlife Board.

Le Fish & Wildlife Board a l’autorité ultime pour établir des règlements et des politiques publiques sur les espèces de gibier, telles que les saisons de piégeage des lynx roux et des loutres; le Fish & Wildlife Department n’a autorité que sur les espèces non gibier comme les chauves-souris et les tortues.

Ces défis nécessitent que le Département de la pêche et de la faune évolue de son accent traditionnel sur le gibier et le poisson vers une agence plus écologique et démocratiquement inclusive protégeant toute la diversité animale du Vermont.

Malheureusement, le ministère, le conseil d’administration et nos dirigeants politiques sont coincés dans un bourbier politique axé sur les symptômes de notre infrastructure de gouvernance de la faune brisée plutôt que sur la maladie elle-même.

Le Fish & Wildlife Board (dominé par les intérêts des titulaires de permis) ignore largement le manque d’harmonie croissant entourant ses décisions et s’en tient à son programme politique dans un partenariat transparent avec le Fish & Wildlife Department pour garantir que les intérêts des titulaires de permis sont primordiaux.

Théoriquement, les décisions du Fish & Wildlife Board reposent sur la science et les valeurs. Et c’est là que réside la cause du bourbier : quelles valeurs comptent le plus pour déterminer les priorités, les réglementations et les politiques publiques du Vermont en matière de pêche et de faune ?

De nombreux chasseurs et pêcheurs craignent que tout changement de priorité réduise les opportunités sportives. D’autres rétorquent que les actions du ministère et du conseil ont toujours visé à favoriser la chasse et la pêche, au détriment du non-gibier et des écosystèmes.

En réponse aux conflits, la législature a l’occasion de réviser le langage général et grossièrement obsolète de la section des lois du Vermont, titre 10, chapitre 103 définissant la politique en vertu de laquelle fonctionne le département de la pêche et de la faune. Ce langage d’ancrage ne contient aucune référence aux approches écologiques de la gestion, au respect des diverses valeurs de la faune et des écoles de pensée contemporaines au sein de la profession de la faune, des espèces menacées, de la biodiversité, du changement climatique, de la protection de l’habitat ou des espèces envahissantes.

Ce qui est référencé comme politique directrice est ceci : « Un troupeau de cerfs abondant et en bonne santé est un objectif principal de la gestion des poissons et de la faune. De toute évidence, cette focalisation simpliste et singulière sur le cerf n’a aucun rapport avec la complexité des enjeux, des valeurs, des défis et des attentes des citoyens liés à la faune aujourd’hui. La charge politique du Fish and Wildlife Department doit refléter les réalités et les urgences du 21St siècle.

La science nous dit que la biodiversité décline à un rythme sans précédent. Les extinctions croissantes d’espèces, associées au changement climatique, menacent le bien-être des habitants du Vermont et mettent en péril l’avenir de nos enfants.

Le mauvais pronostic de la faune d’aujourd’hui n’existait pas il y a 100 ans, lorsque les départements de pêche et de gibier ont été créés dans le but principal de maintenir la récolte de poisson et de gibier. Leur objectif « d’utilisation rationnelle, sans gaspillage » aurait peut-être eu un sens à cette époque antérieure, mais pas maintenant. Les temps sont différents et les besoins et les valeurs du public se sont transformés, mais Vermont Fish & Wildlife reste un vestige d’un modèle dépassé.

Le Vermont est obligé de protéger la faune pour les générations actuelles et futures en vertu du titre 10. La triste vérité est que Fish & Wildlife échoue. Son objectif historique reste de maintenir le poisson de consommation et le gibier, même s’il sait que près de 1 000 espèces du Vermont ont le plus grand besoin de conservation et que les espèces communes nécessitent également une intendance.

La vérité qui dérange est que le mandat actuel est fortement axé sur les animaux de valeur récréative et commerciale. Par conséquent, la santé de la biodiversité à long terme est compromise.

Clarifier le mandat autour d’une priorité absolue pour conserver toute la faune pour tous fournira une direction unificatrice pour le conseil pataugeant et renforcera la mission de biodiversité du Département de la pêche et de la faune. Un mandat amélioré obligera Fish & Wildlife à reconnaître qu’assurer la diversité, la santé, la résilience et la durabilité à long terme de la faune en tant que fiducie publique pour la faune est son objectif existentiel. L’extraction des ressources (chasse, pêche, piégeage) doit être secondaire.

La modification de l’objectif du Département de la pêche et de la faune reconnaît que les organismes gouvernementaux ont besoin de modifications à mesure que les besoins de la société et les valeurs publiques changent. Le changement du Fish and Wildlife Department vers une agence plus écologique protégeant la diversité de la faune du Vermont ne signifie pas l’élimination de la chasse ou de la pêche – simplement que notre relation avec les animaux et la nature évolue.

Ce commentaire a été adapté, avec permission, d’un essai du biologiste de la conservation de la faune Fred Koontz sur les problèmes de gouvernance de la faune auxquels l’État de Washington est confronté.

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Tags: diversité animale, biodiversité, changement climatique, conservation, troupeau de cerfs, espèces menacées, pêche et chasse, opportunités sportives, Walter Medwid

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